Le
public veut-ils être dérangé
par les râles du monde ?
Venu
du monde de la musique, Bruno Stevens
est devenu photographe pour porter
témoignage :« Des gens
ordinaires face à des situations
qui les dépassent ».
À VISA, il présente
un travail sur l’Afrique, ce
continent qui n’en finit pas
de mourir. Nord-est du Kenya, Ouest
de la Somalie, 4 ans de sécheresse
transformant cette partie de la planète,
en celle ocre de mars avec autant
de vie. Réchauffement de la
terre, prévarications, détournement
de l’aide des nations unies
par les politiciens locaux pour raisons
clientélistes : un cocktail
gagnant qui n’intéresse
même plus les grands médias.
Comme cette épidémie
de choléra en Angola, qui sur
35000 personnes qu’elle a touché
en a tué 2500, dont 60 % d’enfants.
Ne parlons pas des bombardements au
Liban par l’armée israélienne,
utilisant des bombes à fragmentation,
phosphore, uranium appauvri : strictement
interdit par la convention de Genève.
Mais si en 68, on disait à
Panam, « sous les pavés
la plage », pour le haut commandement
de Tsahal, on affirme qu’au
Liban sous les bombes les civils et
sous les civils, le Hezbollah …