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Des
guerres, des batailles, des révolutions,
des enfants, de la mode et les Woodabes
On
la dirait tout droit sortie d’une
aventure de Corto Maltése.
Je le tiens d’une confidence
du capitaine Raspoutine. Avec sa voix
aristocratique, elle a parcouru et
photographié depuis l’age
de 20 ans les conflits du Viêt-Nam,
Tchad, Afrique du Sud, Chili, Mozambique,
Russie…Puis s’est le rôle
mère qui prime, exit les hostilités
du monde : place à la photo
de mode. Simultanément, elle
fait des autoportraits qui sont autant
de traces du temps et des transformations
que la vie ont porté sur elle.
Elle a désormais 60 ans et
cela fait 4 ans qu’elle travaille
sur le peuple des Woodabes, littéralement
: « Le peuple de l’interdit
». Ceux-ci, Peules du Sud du
Tchad, vivent de l’élevage,
d’amour et de lait fraîchement
trait, aux abords du Centre-Afrique.
« Ils sont craints par ce qu’on
dit qu’ils maîtrisent
la magie ». Elle vit à
leur coté avec seulement pour
vivre dans la forêt, hormis
son appareil photo, un tapis et une
moustiquaire. Jusqu’au moment
où, elle ne pèse que
quarante kilos et doit s’en
retourner en France. C’est l’inventaire
d’une culture qu’elle
enregistre. Ce furent des magnifiques
expos à VISA à Perpignan
et à Paris pour le mois de
la photo galerie du Passage. Aussi
dans notre petit reportage, elle rend
hommage à son amie Françoise
Claustre, récemment décédée,
que « Depardon » avait
mis en scène en « captive
du désert » ! |